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Des linguistes & de la littérature comestible

Lorsque l’on évoque, au titre de linguistes, la nécessité ou l’idée à reconduire, de moderniser par la réforme orthographique la langue française, la chose est envisageable, sans précipitation mais à condition d’accepter, en le voulant, le socle culturel le plus large en mesure de maîtriser son état actuel, de le comprendre et le ressaisir, l’employer, y répondre et en y répondant se savoir bien accueilli et reçu. 
Or, le on de certaines voix lettrées, certaines linguistes, voudrait réformer l’orthographe au nom d’un niveau général ne permettant plus aux examens d’être suivis, aux notes d’être produites, à la sanction de mener son cours. On en a de multiples exemples et, tenez, dit-on, notre orthographe est inutilement compliquée. Je propose donc un regroupement, à ces linguistes et amis de la langue française, sur le mode chronologique consistant à ne pas « brûler les étapes » mais, à la manière de nos ancêtres les Gaulois réunis aux Carnutes, de lire les poètes, à l’année et au fil des ans, de « s’entrelire » à la force de l’économie vigoureuse et de la culture mesurée. 

La poésie permet :
  1. Entretien de la langue lue, parlée 
  2. Liberté de montrer certaines exceptions 
  3. Produire l’alchimie d’un langage, sur au moins une page 
  4. Présenter des états linguistiques vivants
La poésie contemporaine s’est excessivement définie comme « tout sauf de l’alexandrin » ; ça date. À vouloir travailler une langue, la nôtre, jouer aux miroitements de ses multiples aspects, vivaces, tonaux, métrés, raisonnants, néoclassiques, orthographiques ou typographiques puisque la norme n’est pas remise en question par une poignée d’innovations ou de trouvailles, les multiples formes viables de la poésie sont dévolues au réel, aux présents, à la réalité, si charmant cela puisse paraître ; non pas imparties aux petits enfants des grands morts après demain. 
Même si les Français n’aimaient pas la poésie, les autres ayant le don d’agiter son titre tels des céphalophores, ou tel commis bourreau, tel autre militant, le fait serait de s’excepter des Français et le bienfait de les amadouer en ne se gênant pas pour si peu français. Même si c’était un métier de garde, mais de culture et d’économie, en politique, pour la civilisation, par urbanité réelle ou potentielle, suivre la colonne d’excuses polies ferait dans la perte et la mainmise renouvelée de l’État sur le pays dont nous parlons. La réforme se produise par la littérature nourrie de publications lues forme le vœu dont je remets la capabilité à qui mieux mieux.

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